Faire des choix : options et conséquences

En partenariat avec la Lettre des Juristes d’Affaires OUTILS-LJA petit format

Pourquoi choisir représente une difficulté pour les uns et beaucoup moins pour les autres? Un recrutement, une décision stratégique, une restructuration de capital…On y va ou pas ? Et comment faire des choix à plusieurs ?

Qu’est-ce qui se joue autour de la notion de choix ?

Pour la plupart d’entre nous, la facilité du choix est fluctuante selon les enjeux, les situations et les personnes concernées. Que ce soit sur le système de rémunération des associés, la stratégie du cabinet, la manière dont un dossier est géré, la facturation, le recrutement, mais aussi le restaurant où nous invitons un client à déjeuner… Nous sommes constamment amenés à faire des choix plus ou moins impliquants. Depuis notre plus tendre enfance nous prenons des décisions. Certains disent : « Moi, je ne fais pas de choix. Les autres les font pour moi. Mes parents, mon conjoint, mes associés… Au fond je n’ai jamais choisi ».  Et ne pas choisir est une façon de faire un choix. On fait le choix de se laisser choisir, de laisser l’autre décider pour nous. Ce qui nous renvoie à la notion de la place et de la valeur que nous nous accordons dans ce monde. Nous choisissons de façon consciente et ce qui nous pousse à choisir est le plus souvent inconscient. Mon expérience et mes observations me font dire que l’âge n’y fait rien. Certains «jeunes» choisissent avec assurance quand de plus «seniors» rament.

De quoi avons-nous besoin pour choisir ?

Certains d’entre nous ont besoin de temps. Pour se faire à l’idée, pour collecter de l’information, ou pour valider une intuition. D’autres encore pour se projeter. D’autres ont besoin de consulter, d’avoir plusieurs avis. Et pour d’autres au contraire cette démarche les noie. D’autres, encore, ont besoin que le choix soit rapide et privilégient l’action à la réflexion. Cette dernière peut leur paraître «prise de tête» et invalidante. D’autres ne veulent surtout pas que leur choix génère des conflits car ils privilégient la relation à l’objectif. D’autres ont peur. Etc.

Il est important d’une part, de connaître ses besoins, d’autre part, d’être au clair avec ce que nous imaginons être les conséquences de nos choix, et par conséquent d’identifier les situations où le choix est plus facile à prendre et celles où il est presque impossible.

Quel est notre rapport au choix ? Actif ou passif ?

Le plus souvent il est identique dans la sphère professionnelle et personnelle et il est important d’en être conscient, sans se juger. Suis-je plutôt passif ? Est-ce que je laisse volontiers mon entourage choisir pour moi ? Quels avantages j’y trouve ? Ou, est-ce que, au contraire, je prends part à la décision de façon active?

Que se passe-t-il quand je choisis ? Evitons les phrases qui commencent par « il faut », «je/tu dois »… Et préférerons leur celles qui commencent par «Je choisis de, je décide». Et ce n’est pas qu’une question de syntaxe. En effet, on perçoit bien dans les deux cas, la notion de responsabilité et d’activité. Contrairement à « je n’ai pas le choix », ou « je dois », qui dénote davantage d’une posture plus «soumise», «je choisis de» semble redresser la personne qui la prononce et redonne de l’énergie ! Même si en effet, concrètement, «je n’ai pas le choix, je dois travailler pour faire vivre ma famille !». En réalité, je choisis de travailler pour faire vivre ma famille. Choisir nous positionne. Comme si elle nous redonnait les commandes. Elle nous positionne par rapport à nous-mêmes (je me prouve que je suis capable de faire des choix), à l’autre (mon conjoint, mon enfant, mon associé, etc.) et au reste du monde (mes clients). Elle émet une information claire et par conséquent, elle facilite et fluidifie les échanges. Lorsque nous exprimons notre choix, les autres sont amenés plus naturellement à se prononcer plutôt qu’à rester dans une forme de passivité.

Que faire après avoir fait un choix ? Donner toute sa chance à l’option choisie. Sans excès de rigidité, tout en tenant fermement le cap.

Nous avons bien conscience que notre identité est faite de la somme de nos choix. Les choix sont plus ou moins faciles à faire selon les enjeux qui leurs sont liés. Et ils sont différents pour chacun bien sûr. Respecter nos besoins puis ceux de ceux qui sont concernés par ce choix. L’essentiel est de bien les connaître et de les satisfaire positivement pour faciliter la décision et donner de la puissance aux options choisies.

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