Comment réussir avec les autres ?

Pas toujours facile de travailler en équipe ou d’en manager une !


Pourtant, travailler ensemble nous emmène toujours plus loin que lorsque nous agissons seuls. Qui osera dire « j’ai réussi tout(e) seul(e) » ? Plutôt qu’un manque de volonté, les équipes souffrent plutôt d’un manque de compétences dans ce domaine. En effet, il s’agit là d’un exercice trop rarement enseigné et souvent maladroitement pratiqué. Alors comment faire un peu mieux ? Voici quelques propositions collectées ou vécues à partager.


#1 – Nettoyer ses lunettes


La première chose consiste à commencer par… soi. Se former, être à l’écoute de soi, des autres, se faire du bien, regarder ce qu’il y a à améliorer dans notre façon d’interagir avec les autres, être au clair avec notre fonctionnement, nos besoins, nos objectifs, notre vision, etc. Ne négligeons pas de nous maintenir en forme : bien dormir, manger sainement, se faire aider, demander plus de ressources le cas échéant, etc.


#2 – Encourager et valoriser


Ne pas hésiter à avoir en tête de toujours donner une (ou plusieurs) parole d’encouragement authentique lors de nos échanges avec notre interlocuteur. Nous avons tous besoin de reconnaissance (même si selon les uns et les autres, elle est différemment située). Reconnaître et encourager est tellement rare, que ce type de paroles a un impact très positif sur l’équipe. Est-ce que je le fais bien avec tous et non pas qu’avec certains ? Est-ce que je cherche à bien identifier systématiquement les points forts de chacun ? Est-ce que je pense à leur dire quel est selon moi leur domaine d’excellence ?


#3 – Etre attentif


Il nous est nécessaire de prendre le temps d’apporter de l’attention à chaque membre de l’équipe : que sait-il/elle faire de bien ? A-t-il/elle besoin de soutien ? Suis-je le premier/la première à donner un coup de main ? Ou est-ce que je passe surtout mon temps à voir ce que cela va me rapporter ? Ai-je repéré que tel et telle ont un souci de communication ? Etc.


#4 – Montrer aux autres que nous avons besoin d’eux.


Les leaders ont nécessairement besoin des autres. Ils mettent l’autre au cœur de la relation, au cœur du business, de l’action. Ils ne les tiennent pas à distance. Le leader a besoin de relais, d’experts ici et là. Et là aussi.


#5 – Etre créatif !


Pour réussir avec les autres, il est bon d’exercer sa créativité ! Sortons des sentiers battus ! Faisons émerger des idées novatrices dont les gens se souviendront ! Pour cela, pensez à solliciter vos collaborateurs. Comment t’y prendrais-tu pour ? Et toi quelle est ton opinion ? Est-il possible de créer un montage innovant ? Tout en gardant la décision sur le choix final.


#6 – Etre confiants et positifs


Accordez plus facilement des crédits aux autres plutôt que d’offrir de la suspicion. Partir du principe que les gens sont bons n’est pas dans toutes les cultures.


#7 – Ecouter mais écouter vraiment


Ecouter les personnes qui viennent vous parler. Ne cherchez pas toujours à résoudre mais assurez vous d’être au moins une ressource. Déplacer-vous et interrogez vos équipes. Commencer par comprendre plutôt que de chercher d’abord à être compris.


#8 – Donner envie et transmettre la vision


Le point central reste de donner envie aux gens de travailler ensemble. Les impliquer, leur donner de quoi être meilleur, faire mieux, pousser les limites, croire en eux, transmettre de la vision, responsabiliser et partager les succès.



Prenons l’exemple du recrutement. Est-ce que je recrute « parce qu’il le faut » ? Est-ce que je recrute « parce que j’en ai envie » ? Ou « parce qu’il est important que je commence à déléguer » ? Ou « pour avoir une équipe plus importante que celle de mon associé » ? Ai-je l’intuition qu’il faut recruter ? On voit bien que les questions posées ici viennent de parties différentes activées en nous. Est-ce la partie normative ? Nourricière ? Factuelle ? Rebelle ? Intuitive ? D’où part la racine de ma prise de décision ? La source est-elle saine ? Si je me dis « il faut, tu dois », j’ai de grandes chances de subir ma propre décision. Si je me dis « j’ai envie de », je vais sentir l’énergie positive qui m’anime mais ai-je bien vérifier que la démarche est pertinente ? Si c’est une intuition, suis-je prêt(e) à l’écouter même si les indicateurs ou mes pairs me demandent le contraire ?


Une fois ma décision prise, il y a la manière dont je vais réaliser ma décision qui compte pour que ce soit une démarche positive. Et là encore, cette partie est prépondérante dans la qualification de ma décision : je peux avoir décidé à partir d’une « racine saine » et que ma façon de procéder soit maladroite, pesante, persécutrice, mal ajustée ce qui entamera le résultat final. Par exemple, mon volume de dossiers augmente de façon significative et dans la durée. Il est important que je recrute. Jusqu’ici tout va bien. Je peux recruter intuitivement en recevant des candidats déjà filtrés par un chasseur. Mais, je peux aussi prendre le neveu de mon associé en droit des sociétés, « pour lui faire plaisir », ou « parce qu’il a le pouvoir d’imposer son candidat », etc. Et là, il y a plus de chance qu’in fine, je prenne la mauvaise décision.


Pour qu’une décision soit bonne pour moi, j’ai tout intérêt à être vigilant(e) sur la partie en moi d’où la décision est prise ainsi que sur la manière de l’appliquer et le cas échéant, de corriger le tir.