« Va lentement, tu es pressé(e) »

En partenariat avec la Lettre des Juristes d’Affaires  OUTILS-LJA petit format

Nous avons tous un tempo personnel selon les tâches à réaliser. En équipe, les rythmes différents dans la réalisation des tâches et des prises de décisions peuvent provoquer des tensions. Alors, comment gérer cela au mieux ?

Une approche de la question au travers de nos besoins et notre fonctionnement

Nous n’avons pas tous besoin des mêmes éléments pour prendre une décision. Certains ont besoin d’informations et de structure : « qui » fait « quoi » pour « quand » ; d’autres ont besoin de consulter leur entourage avant d’agir (experts, amis, confrères, etc.) ; d’autres encore ont besoin de temps pour se projeter, visualiser, envisager… Certains font plus vite que d’autres des connections, des rapprochements. Celui-ci a plus d’expérience : il se décidera plus vite sur la question que celui-là qui la découvre. Celui-ci encore est plus à l’aise dans l’action et ne s’attarde pas sur les détails. Un autre préfère attendre que les autres se prononcent pour décider, etc. Les équipes forment un patchwork de personnalités, d’expériences, d’âges, de genres, de cultures, ce qui, le plus souvent, est constitutif de richesses et parfois, il faut bien avouer que le processus de décision s’en trouve ralenti.

Retrouver du sens pour gérer la frustration

Mais que se passerait-il si untel continuait à prendre des décisions qui ne le concernent pas uniquement sans consulter ses associés? Il finirait sans doute par se mettre certains à dos. Les options sont claires : à partir du moment où j’accepte que mon associé fonctionne différemment (il n’y a pas de meilleur fonctionnement qu’un autre, si?), alors soit je fais cavalier seul (et je risque de finir, à terme, seul), soit je gère ma frustration en prenant les autres en compte. Cette dernière démarche prend un peu plus de temps mais elle est un élément indispensable pour la mise en place de intelligence collective.

Éviter de porter un jugement de valeur sur le rythme


Certains d’entre nous ont tendance à valoriser un rythme plutôt qu’un autre et ainsi, à élaborer des croyances : « les gens rapides sont efficaces » ; « les gens lents sont moins brillants ». Ou « les gens rapides ne sont pas rigoureux » ; « les gens lents sont sages ».

Ne pas imposer et se laisser imposer le temps


Certains trouvent toujours plein de « bonnes » raisons pour faire « trop » vite : « tu comprends, c’est le marché qui veut ça » ; « si tu ne te décides pas dans l’heure, l’affaire va me/nous passer sous le nez ». Ou prendre « trop » de temps : « Tu es sûr que c’est raisonnable? » ; « J’ai peur que… » ; « Le problème c’est… » Le tout est de trouver le bon tempo, non pas temps pour nous mais pour le projet en s’appuyant sur les tempos de chacun.

Accepter de varier les rythmes en les adaptant aux situations


Ne pourrions-nous pas opter pour une variation de rythme ? Puis-je décider que dans certaines situations, je suis plus rapide parce qu’il est inutile de faire le tour du quartier avant de se décider (et dans certains cas, c’est possible) ? Et dans d’autres, j’accepte d’aller lentement, surtout si je suis pressé(e), car je risque de perdre encore plus de temps à tout refaire parce que la vitesse m’a amené à sous-estimer tel ou tel point.

À nous de choisir !


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